Tuesday, February 5, 2013

Poem in French, 12/7/2009

Je regarde vers toi, tu regardes vers moi,
Je te regarde, mais tu regardes à travers moi.

La lueur dans tes yeux aussi chaude qu’un hiver,
Et tes cheveux frisés qui enlacent les airs.

Dans un pas de confiance et les bras étendus,
Tu célèbres une victoire jusque-là inconnue.

Une guerre contre le monde, contre l’humanité,
Tu l’as gagnée – ça te remplit de vanité.

Laisse tomber la robe et les souliers de verre,
Princesse sauvage, tu es une vraie guerrière.

Une croisade, entre le bien et le mal,
Tu l’as emportée – écoute son cri animal.

Tes armes disparaissent, comme ton habit de guerre,
Tu restes toute nue, tu n’es plus femme de fer.

Des mètres de soie viennent épouser ton corps,
Tu resteras femme à jamais, voilà ton sort.

Conquêtes, il y en aura, et des guerres tu feras,
Dans ton monde de femme où tout, tout ira.

Je te regarde, regarde ta robe de soie,
Je te regarde, mais tu regardes à travers moi.

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